Mag's Cakes
HomeContactInstagram

© 2026 Mag's Cakes

Mag's Cakes
Accueil
ImpactÀ propos
  1. Home
  2. Sweet Stories
  3. Second Slice
  4. La fondatrice qui ne pouvait pas manger de gâteau
Second Slice

La fondatrice qui ne pouvait pas manger de gâteau

05/29/2026

J’ai été diagnostiquée avec la maladie cœliaque,

une maladie sérieuse pour laquelle manger du gluten n’est absolument pas une option.

Je suis née en 1996, et ma maman a commencé à comprendre que quelque chose n’allait pas lorsque j’ai commencé à manger mes premiers biscuits pour bébé… et à tomber très, très malade. Pendant que la plupart des bébés découvraient la joie des miettes, moi, je découvrais que le gluten et mon corps n’allaient clairement pas devenir amis.

À l’époque, l’univers du sans gluten n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui.

Le marché était extrêmement limité, et le “pain sans gluten” ressemblait souvent plus à un matériau de construction qu’à quelque chose que l’on aurait volontairement envie de mettre en bouche.

En réalité, nous avons acheté mon tout premier vrai pain lorsque j’avais 10 ans !

Avant ça, le pain n’était pas quelque chose que je pouvais simplement prendre à la boulangerie ou au supermarché. C’était compliqué, rare, cher, et généralement décevant. Imaginez être une enfant et regarder les autres manger des biscuits, des croissants, des gâteaux d’anniversaire, des collations à l’école, et toutes ces petites douceurs qui rendent l’enfance plus sucrée - pendant que vos options étaient… disons, formatrices.

Et à travers tout ça, il y avait ma maman.

Elle a été mon pilier dans les hauts, les bas, et ma dramatique crise d’adolescence - aussi connue sous le nom de ma période “j’en ai tellement marre du sans gluten que je pourrais presque ignorer complètement ma santé”. Comme beaucoup d’adolescents, je voulais simplement me sentir normale. Je voulais manger ce que tout le monde mangeait. Je voulais arrêter de lire les étiquettes, arrêter de poser des questions, arrêter d’être “La sans gluten”.

Heureusement, ma maman est intervenue avec patience, amour, et probablement une cuillère en bois à la main. Elle m’a montré que “sans gluten” ne voulait pas dire “sans joie”. Avec la bonne farine, la quantité parfaite de sucre, une cuillère de beurre et une pincée de sel, la vie pouvait soudain devenir beaucoup plus belle… surtout sous forme de gâteau. 🍰

C’est elle qui est à l’origine de ma passion pour la pâtisserie. Tout était fait maison, toujours avec amour, et - soyons honnêtes - souvent légèrement brûlé ou un peu trop cuit. Mais cela faisait partie du charme. Ou de sa signature. Chaque fois que quelque chose sortait du four et que je pouvais enfin en profiter, c’était une vraie fête.

Un gâteau que je pouvais manger,

Un biscuit que je ne devais pas craindre.
Un dessert qui ne venait pas avec une étiquette d’avertissement.
Un petit morceau de normalité, cuit à la maison.

Je dois beaucoup à ma maman. Ma vie, évidemment - c’est un peu le principe des mamans - mais aussi très littéralement. Enfant, je suis tombée extrêmement malade, et ma maman a réagi rapidement au moment où il le fallait. Fun fact : les médecins lui avaient dit un jour que je resterais toute petite toute ma vie.

Alors, naturellement, j’ai grandi jusqu’à 1m76. Juste pour rendre les choses intéressantes.

Mais au-delà de ma santé, je lui dois mon amour pour les gâteaux, ma passion pour créer de belles choses, et mon profond désir de transmettre du bonheur à travers la pâtisserie. Parce que lorsque l’on grandit en sachant ce que ça fait d’être mise à l’écart des moments sucrés, on comprend à quel point il est puissant de créer quelque chose que tout le monde peut apprécier.

C’est pour cela que mon histoire avec le cake design ne parle pas seulement de gâteaux.

Elle parle d’enfance, de résilience, de famille, de biscuits légèrement brûlés, et de cette envie de faire en sorte que chacun trouve sa place, un gâteau à la fois.

Elle parle d’une maman qui a tout fait pour que sa fille n’ait jamais l’impression de passer à côté d'un truc.

Et elle parle de moi, aujourd’hui, qui ai envie de faire la même chose pour les autres : faire sourire, créer des moments de joie, et prouver que le sans gluten peut être beau, délicieux, et plein de magie.

Avec amour, sucre, beurre, et une pincée de sel,

Magali, 1m76